Pratiquer l’écoute active en 7 points

flower vase on a table

Si l’homme a deux oreilles et une bouche, c’est pour écouter deux fois plus qu’il ne parle.

Confucius

Combien de fois avons-nous malheureusement ouvert la porte de notre cœur à une personne, lui exposant une situation blessante, lourde à nos yeux… Et combien de fois avons-nous pu remarquer que cette même personne ne nous écoute pas sincèrement ? Qu’elle n’a pas beaucoup de compassion et cherche à nous exposer systématiquement sa vision des choses sans nous laisser le temps de simplement parler ?

Alors, pour ne pas faire partie de ce type de personnalités, tentons l’expérience de l’écoute active. 

1. Maintenir un contact visuel

Nous avons deux yeux, ils sont là pour nous permettre de voir et d’observer la beauté naturelle, mais aussi pour nous donner la possibilité d’entrer en contact profond et direct avec les autres. Regarder une personne dans les yeux lorsqu’elle converse c’est valoriser sa présence, ses propos et sa personne. Elle comprend par ce simple acte qu’elle ne parle pas pour rien, ni pour personne.

La position physique est également importante : orientons notre corps vers la personne, non pas dans une direction opposée. Une fois que les yeux et les corps sont attentifs, le reste peut suivre plus aisément.

Les écrans, malheureusement, peuvent poser une barrière entre nous et nos conversations. Veillons à laisser de côté nos téléphones ou la télé pour poser pleinement les yeux sur l’autre.

2. Ne pas couper la parole

Laisser l’autre s’exprimer c’est attendre et prendre patience sans lui couper la parole. Lorsque nous sommes sollicités par quelqu’un pour échanger sur un sujet qu’il soit délicat ou non, personne n’aime être interrompu. Ce simple acte a des conséquences sur l’estime de soi. 

La personne peut croire :

  • “Je ne suis pas assez importante pour qu’on m’écoute jusqu’au bout.”
  • “ Mes propos ne sont pas assez bien”
  • “Mes mots n’ont pas de valeur”.
  • Sur le long : « Je n’ai pas d’importance et je suis sans valeur ».

Ces pensées, sont des pensées limitantes qui s’immiscent dans son cœur, pouvant détruire sa confiance en elle (et plus encore).

3. Montrer de l’empathie

L’empathie et la compassion pour autrui n’est pas un signe de faiblesse. Ce sont des comportements puissants qui raisonnent dans la vie de nos pairs. Sans ces deux clés, l’école active sera moins naturelle pour nous et la personne peut sentir un détachement provoquant un malaise.

Définition compassion : Sentiment de sympathie envers les maux d’une autre personne.

Définition empathie  : Capacité à ressentir les émotions de quelqu’un d’autre, arriver à se mettre à la place d’autrui. L’empathie cognitive consiste à comprendre les idées d’un autre et l’empathie émotionnelle à partager ses sentiments. 

4. Poser des questions

Poser des questions c’est montrer un intéressement particulier tout en nous aidant à mieux comprendre la situation et le cœur de la personne que nous avons en face de nous.

Pour poser des questions pertinentes il faut faire preuve d’une écoute profonde face à ce que l’autre essaye de retranscrire.

Plus nous aiguisons nos oreilles, plus nos questions seront aiguisées.

L’art de poser des question peut permettre à la personne qui s’exprime de trouver les mots justes à ses réflexions personnelles. Des mots pour répondre aux maux.

5. Ne pas se positionner en donneur de leçons

Parfois, face à la vulnérabilité d’autrui nous pouvons nous sentir comme supérieur et nous pouvons penser que nous avons le droit de donner certaines leçons.

  • “Tu vois on te l’avais dit”
  • “Tu n’avais pas à faire ça”
  • “Moi j’aurais fait comme ça”

Ce n’est pas parce que nous sommes particulièrement méchants, mais la nature humaine peut prendre le dessus avec fierté. Or, la personne n’a certainement pas envie que nous remuions le couteau dans sa plaie. Remplaçons ces paroles démoralisantes par des paroles encourageantes :

  • “Tu peux tirer une leçon de vie dans cette histoire, et en faire une force”
  • “Tu peux le faire, tu as des qualités il te suffit de te les remémorer”
  • “Tu as fait des choses bien, il ne faut pas l’oublier”
  • “Il y a toujours de la force en nous pour affronter nos défis”

6. Proposer son aide


Seulement si nous nous sentons de le faire, nous pouvons proposer de l’aide à cette personne. Par le biais de conversations et de moments de qualité avec elle. Ou encore de manière plus concrète : la mettre en relation avec quelqu’un, évaluer les possibilités avec elle, lui proposer une activité pour l’aider à s’aérer l’esprit.

Faites selon votre cœur et votre instinct de manière authentique. Si vous ne vous sentez pas sincère, restez-en à l’écoute profonde, c’est déjà beaucoup.

7. Restez authentique et sincère

Ne nous mettons pas la pression, nous ne pouvons avoir les réponses à toutes les questions. Nous ne sommes pas obligés d’arborer une image de coach, simplement celle d’être nous-mêmes en accord avec nos valeurs.

Également, si nous sentons que notre cœur n’est pas aligné avec la personne et que nous ne pouvons pas faire preuve de l’empathie nécessaire, mieux vaut s’abstenir et simplement dire à la personne que nous ne sommes pas bien placé pour l’écouter.

En s’abstenant nous faisons un cadeau à l’autre : notre sincérité. Nous ne prenons pas le risque de la blesser, et c’est un acte formidable, respectueux et digne.

Mais également

L’écoute active peut et doit se pratiquer avec les personnes qui nous sont chères. Apprendre à écouter le coeur des personnes que nous chérissons ouvre les portes de relations plus profondes et permet à l’amour ou l’affection de grandir.

Élodie Kaioun – coach de vie

Laisser un commentaire